Rencontres #2: histoires de citoyens français à l’étranger

Voici la deuxième édition de la série d’articles intitulée “Rencontres”. Il s’agit à travers ces interviews de mettre en avant les histoires de nos concitoyens qui vivent à l’étranger et se lancent dans des aventures associatives, entrepreneuriales ou culturelles. Le but ? Montrer que notre rayonnement passe par l’activité de nos concitoyens et que l’image de la France se modernise grâce à eux.

 

 

Rencontre avec Daniel Martinez Villamil, Maire de Montevideo

 

  • Quels sont les objectifs de votre mandat de Maire de Montevideo ?

Nous avons un plan ambitieux d’investissements en infrastructures auxquels s’ajoutent d’importantes politiques culturelles et sociales.

Nous avons également initié un changement profond dans la politique des transports pour prioriser les transports publics et la bicyclette comme moyens de déplacement durable.

Dans le social, nous soutenons des politiques d’égalité et d’inclusion des femmes, le collectif LGTBI, les handicapés et les personnes âgées. Enfin, nous appuyons fortement le tourisme, l’économie sociale et l’entrepreneuriat.

 

  • Quelle relation personnelle avez-vous avec la France ?

Mon père est venu de France à 20 ans, il était fils d’un diplomate uruguayen et d’une Française. Bien qu’il se soit “uruguayisé”, j’ai été enregistré dès ma naissance à l’Ambassade de France, tout comme l’ont été mes trois filles puis mes petits-enfants.

Ma grand-mère, de nationalité française, nous a toujours fait conserver un lien avec la France, et je continue d’entretenir une relation avec la famille de son côté.

Par exemple, il y a 5 ans, quand une cousine de mon père, très proche de lui, a célébré ses 92 ans, j’ai voyagé avec l’aîné de mes petits-enfants pour son anniversaire.

Je vote à chaque fois aux élections françaises et, tout en étant très fier d’être uruguayen, je maintiens le lien avec la patrie de mon père.

Par ailleurs, dans les années 1990 et 2000, j’ai dirigé une entreprise uruguayenne de machines automatisées qui avait une joint venture avec trois entreprises françaises. Grâce à cela, je passais plusieurs semaines en France, deux ou trois fois par an.

 

  • Quels conseils donneriez-vous à un Français qui souhaite s’établir en Uruguay ?

Il va s’y sentir très à son aise. L’Uruguay est un pays très influencé culturellement par la France, et sans doute le pays le plus européen de toute l’Amérique latine dans son mode de vie et ses institutions.

 

  • En quoi avez-vous le sentiment de participer au rayonnement de la France en Uruguay ?

J’entretiens des contacts fréquents avec la Chambre de commerce française de Montevideo, et j’ai de très bonnes relations avec les ambassadeurs français.

 

 

 

 

Rencontre avec Ludovic Ostate, du site Internet www.casatropical.org

 
  • Quels sont les objectifs de votre entreprise ?

Notre entreprise a pour objectif de faciliter la mobilité internationale et l’échange interculturel. Dans ce but, nous avons créé une plateforme de logement, www.casatropical.org, idéale pour des étudiants en échange universitaire ou des jeunes professionnels venant faire un stage à Montevideo, en Uruguay – ou Cordoba, en Argentine. Nous répondons à la difficulté de trouver un logement pour un étranger (pas de garantie local, contrainte de la langue, des coutumes). Nous visitons et réalisons des vidéos de visite virtuelle afin de nous assurer de la qualité du logement. Nous en profitons pour rencontrer chaque propriétaire.

  • Avez-vous rencontré des difficultés dans la mise en place de votre projet ?

Notre projet a commencé il y a un an et demi. Cela fut un grand défi, car malgré nos expériences en France, nous avons dû nous adapter à ce pays. Nous avons constaté une méfiance face au numérique, et une vision beaucoup plus court terme de la part des propriétaires. Nous avons pu affronter ces défis en intégrant pleinement les propriétaires aux projets, en nous appuyant sur leurs avis et leurs retours. Nous avons fait le choix d’une co-construction, dans laquelle chaque propriétaire devient, de fait, associé au projet et peut librement exposer son opinion et ses idées.

  • Quels conseils donneriez-vous à un(e) Français(e) qui voudrait s’établir en Uruguay ?

Premièrement de ne pas avoir peur de venir, l’Uruguay est un pays magnifique avec beaucoup de richesses.
Je conseillerais de vivre comme un local, de se construire son réseau avec les habitants de ce pays.  L’intégration sera plus facile et permettra d’assimiler plus rapidement les us et coutumes locales. Egalement de se rapprocher des organismes français afin d’être aidé dans ses projets et démarches.

  • En quoi avez-vous l’impression de participer au rayonnement de la France en Uruguay ?

Nous aidons à participer au rayonnement de la France car nous facilitons l’échange culturel entre les deux pays. Les étudiants sont très contents de partager leur culture française avec les Sud-Américains. Cet échange est très valorisant pour chacun. De grandes amitiés naissent des échanges internationaux et permettent aussi à certains de venir visiter la France par la suite. Nous nous sommes également rendu compte qu’à chaque fois que nous sommes présents dans un évènement ou lorsque nous rencontrons des propriétaires, indirectement nous représentons la France auprès de ces personnes. Les personnes que nous rencontrons sont très attachées à notre pays, nous agissons aussi comme ambassadeur des valeurs de la France, passion, diversité, tolérance et respect.

 
 
 

Rencontre avec Clara Youdale, du site Internet www.botsfactory.io

 
  • Quels sont les objectifs de votre entreprise ?

Nous sommes une startup formée de 4 partenaires, Pablo Costa, Cesar Varela, Osvaldo Colina et moi, Clara Youdale. Après de nombreuses années d’amitié et après avoir travaillé ensemble dans différentes entreprises dans le domaine du développement de logiciels, nous avons décidé de créer notre propre société, Botsfactory.
Botsfactory (www.botsfactory.io) permet d’implémenter Messenger Marketing via chatbots sur Facebook Messenger. Les chatbots, plus connus sous le nom d’assistants virtuels, utilisent Machine Learning et l’intelligence artificielle pour comprendre le langage naturel, ce qui permet de répondre automatiquement aux questions des utilisateurs, sans avoir besoin d’un humain.
L’objectif de Botsfactory est que toute entreprise disposant d’une page sur Facebook puisse créer un chatbot en quelques clics, sans avoir besoin de connaissances techniques. De plus, son module de campagne de marketing permet d’envoyer des messages proactifs comme par exemple des informations sur des produits ou des nouveautés, directement sur le Facebook Messenger de leurs clients.

  • Avez-vous rencontré des difficultés dans la mise en place de votre projet ?

Il est toujours difficile de démarrer un nouveau projet et de laisser son travail fixe pour consacrer 100% à son propre projet, mais nous avons reçu beaucoup d’aide de l’Uruguay et il existe de nombreux mécanismes pour avoir du soutien. Par exemple, nous sommes incubés à Ingenio, depuis novembre 2016, ce qui nous a beaucoup aidés dans des questions plus administratives telles que la création de l’entreprise, les démarches juridiques et comptables, et nous permet également de nous réunir régulièrement avec des mentors de marketing, business et innovation.

  • Quels conseils donneriez-vous à un(e) Français(e) qui voudrait s’établir en Uruguay ?

L’Uruguay est un beau pays très accueillant. Je vois beaucoup de Français venir ici et être surpris par la tranquillité du pays et la façon plus détendue de faire les choses. Certains Français aiment ce changement d’air tandis que d’autres se sentent un peu dépassés. Tout dépend du type de personne que vous êtes. Un conseil que je pourrais donner est le suivant : l’adaptation peut être difficile, donc vous devez venir avec un esprit ouvert et être prêt pour un changement de rythme de vie. Les gens arrivent en retard, ils font les choses plus calmement et sont moins stressés.

  • En quoi avez-vous l’impression de participer au rayonnement de la France en Uruguay ?

Étant Française, j’ai une autre façon de penser. Mais ayant vécu ici pendant 18 ans, je fais partie des deux mondes. Le mélange de cultures nous enrichit en tant que personnes et ouvre nos esprits. Je pense que la contribution culturelle va des deux côtés. De mon côté je crois que je contribue à une manière plus méthodique de faire les choses

Cet article a 1 commentaire

  1. Bonjour, je trouve toujours interessant de connaitre le parcourt des Francais etablis hors de France.
    Ce sont de histoires souvent surprenantes.

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