Carnet de déplacement: Mexique, octobre 2017

Du 10 au 12 octobre 2017, je me suis rendue au Mexique, deuxième communauté française dans notre circonscription, un allié historique de la France en Amérique latine et un pays avec lequel on énormément des liens culturels, académiques et économiques. Je vous invite à lire un résumé de mon agenda qui malheureusement, ne m’a pas permis de visiter d’autres villes importantes du pays mais lesquelles, je visiterai prochainement.

 

Innovation politique et relation France – Mexique. 

Pour commencer la journée, je me suis rendue au Parlement mexicain afin d’échanger avec mes homologues sur les relations France – Mexique et pour échanger sur leurs expériences au sujet de la démocratie numérique et la participation citoyenne au niveau législatif. Cet échange nous a permis de tisser des liens entre parlementaires afin de relancer la présence de la France dans un pays clé comme le Mexique et je repars avec des très bons conseils et des idées très pertinentes pour alimenter notre groupe de travail « démocratie numérique et les nouvelles formes de participation citoyenne » au sein de l’Assemblée nationale.

Je me suis entretenue avec le conseiller juridique et légal du Gouvernement de la ville de Mexico pour faire une étude de cas de l’expérience participative et collaborative vécue lors de la rédaction de la Constitution CDMX, un exemple de méthode que je vous invite à découvrir.

Éducation.

C’est avec un énorme plaisir que je partage avec vous un moment clé de mon déplacement et une démarche que je salue et je félicite. Je me suis rendue au Lycée Franco Mexicain avec Anne Grillo, notre ambassadrice à Mexico, afin d’inaugurer l’année universitaire du programme entre le Lycée, l’Instituto Politecnico Nacional et l’UTC de Compiègne, qui vise à former des jeunes ingénieurs mexicains et français. Cet exemple de coopération académique entre la France et notre circonscription me tient à cœur puisqu’il représente les synergies qui sont possible entre les acteurs qui font partie de notre communauté. Je suis persuadée que nous gagnons tous quand les pouvoirs publics, les institutions académiques, la société civile et le secteur privé travaillent main dans la main pour innover dans le but de concrétiser des projets de coopération comme celui-ci.

Rencontres avec la communauté française à Mexico.

Lors d’un déjeuner, j’ai pu échanger avec notre ambassadrice, notre consul général, nos conseillers consulaires, les conseillers du commerce extérieur, des représentants de la Chambre de Commerce Franco-Mexicaine ainsi que des associations Mexico Accueil, UFE et AFDE. Cet échange nous a permis d’établir une feuille de route pour répondre aux besoins de la communauté française au Mexique.

Le soir, j’ai tenu une réunion publique à la Casa de Francia où j’ai pu échanger directement avec une vingtaine de nos concitoyens. Dans un premier temps j’ai présenté un bilan de mes premiers mois à l’Assemblée nationale et puis nous avons échangé librement sur leurs préoccupations, leurs besoins et leur ressenti vis-à-vis mon rôle comme députée. Au rendez-vous :

  • couverture santé à l’étranger : depuis la campagne, nous nous sommes engagés à réviser le fonctionnement et l’accès à la Caisse des Français de l’Etranger ainsi que revoir les conventions qui permettraient d’accueillir nos concitoyens dans un hôpital local. J’ai réitéré cet engagement et je tiendrai nos concitoyens au courant des développements.
  • CSG : la loi sur le budget 2018 (PLF) est actuellement en cours d’adoption et de négociations à l’Assemblée, en concert avec les autres députés FDE, nous avons soumis des amendements dans le but d’exonérer nos concitoyens à l’étranger de cette taxe injuste. Une mission parlementaire va être lancée prochainement pour poursuivre dans ce sens.  
  • modernisation de l’action publique : la dématérialisation et la modernisation de l’action publique est un axe majeure de mon engagement comme parlementaire. L’activité consulaire et les démarches administratives pour les français de l’étranger doivent être le laboratoire de la modernisation de l’administration. Je me suis engagée sur cet aspect et je travaille dans ce sens avec les autres députées et le gouvernement.
  • Tremblement de terre au Mexique : j’ai écouté les retours de nos concitoyens sur la mobilisation de nos institutions lors des tremblements de terre qui ont frappé le Mexique en septembre. Je vais remonter ces retours aux responsables du centre de crise et des stratégies en place pour réagir à des crises semblables. J’ai en parallèle échangé en privé avec des citoyens français qui ont été directement touchés par le séisme du 19 septembre.

 

Guanajuato et l’attractivité de la France.  

J’ai profité de ma présence au Mexique pour participer à l’ouverture du Festival International Cervantino, où la France est le pays invité d’honneur pour l’édition 2017. Cet échange entre les deux pays, représente un atout majeur pour l’image et la présence de la France au Mexique.  En plus de la participation de plus de 300 artistes français, la France possèdera tout le long du Festival, un espace physique dédié à l’attractivité culturelle, scientifique, académique, économique et touristique. Je félicite les équipes de l’Ambassade, du Consulat et de l’Institut Français d’Amérique latine (IFAL) pour leur engagement et leur travail.

 

Cet article a 2 commentaires

  1. Je reçois aujourd´hui vos notes de déplacement et m’arrête en particulier sur celle correspondant au Mexique puisque j’y réside depuis plus de 35 ans.
    Depuis l’administration Sarkozy, les démarches administratives pour l’obtention du passeport sont devenues un véritable cauchemar pour les citoyens français ne résidant pas dans la capitale du pays. En effet, habitant au Sonora, à plus de 2000 km de CDMX, je me vois obligée de payer une fortune pour obtenir ce document non seulement essentiel et indispensable, mais obligatoire lorsqu’on réside à l’étranger. Depuis quelques années, il nous faut aller en personne jusque CDMX pour se présenter au Consulat et se faire prendre son empreinte digitale et comble du comble, il faut revenir en personne pour récupérer le document lorsqu’il est prêt 15 jours plus tard… ! Si vous totalisez le cout d’un billet d’avion A-R Hermosillo – CDMX (entre 5000 et 7000 pesos, c’est-à-dire entre 300 et 400 euros), plus celui d’un 2eme billet d’avion pour simplement récupérer le document, vous arrivez à une somme allant de 700 à 800 euro, sans compter le prix du timbre fiscal. Imaginez ce qui peut se passer avec une famille de 2 ou 3 enfants, comme c’est le cas d’un jeune concitoyen résidant á Hermosillo, comme moi, qui, l’année dernière, s’est vu obligé d’emmener ses deux filles (6 et 8 ans) avec lui pour régler cette « simple « formalité ! (Elles ne pouvaient pas , bien évidemment, faire ces voyages seules !). Cette démarche lui a couté près de 3000 euros, si vous ajoutez les déplacements et lieux de séjour dans la capitale !
    On nous argumente que nous pouvons récupérer le passeport dans une agence consulaire, mais malheureusement, l’agence la plus proche de Hermosillo se trouve a Mazatlán, dans le Sinaloa, c’est á dire á plus de 1000 km de Hermosillo : les deux villes étant mal desservies en vols directs , on se voit obligé de toute façon, de passer par CDMX et de payer donc encore plus cher que d’aller directement à CDMX…
    Comme vous pouvez l’imaginer, cette formalité est ressentie comme une véritable « arnaque » bien injuste qu’il devient urgent de vraiment « simplifier » et surtout, comme vous le mentionnez, de « moderniser ». Les banques ont aujourd’hui les moyens de protéger les données de leurs clients, n’importe quelle institution ou entreprise a également ces moyens, alors, comment expliquer que nos données de simple identification soient traitées de telle façon par les services administratifs de la nation, qu’il faille TOUT refaire tous les 10 ans et que nous payions si fort le prix de telles mesures aberrantes ? La France étant la 5eme puissance mondiale, il semble complètement archaïque qu’elle ne se donne pas les moyens de la modernité, et surtout qu’elle inflige de telles regles aussi injustes à ses ressortissants.
    L’objectif de mon message est donc de reprendre vos paroles au sujet de la :
    – modernisation de l’action publique : la dématérialisation et la modernisation de l’action publique est un axe majeure de mon engagement comme parlementaire. L’activité consulaire et les démarches administratives pour les français de l’étranger doivent être le laboratoire de la modernisation de l’administration. Je me suis engagée sur cet aspect et je travaille dans ce sens avec les autres députées et le gouvernement.
    N’importe quel citoyen français ne paie pas plus que ce qu’il doit payer, c’est à dire sa contribution civique au cout du timbre fiscal et ma doléance ici, aujourd’hui est que la promesse que vous émettez devienne bientôt une réalité. Tout faire pour que nous soit épargnée cette épreuve aussi pénible pour la personne que pour ses finances ? Dans de nombreux pays d’Amérique latine ou les distances sont immenses , il faut tout faire pour que les résidents de la en province, en particulier des provinces les plus lointaines n’aient plus á payer de telles sommes pour régler une « simple » formalité.
    Merci de bien vouloir tenir compte de cette pétition qui tient à cœur de nombreux français et que vous êtes seules á pouvoir remédier au moyen de reformes utiles.
    Veuillez accepter mes salutations les plus cordiales

    igi

  2. Bonjour Madame, Le certificat de vie que je dois fournir périodiquement tant à la CNAV qu’á la CRTCEN me pose vraiment un problème pour deux raisons :
    1 – Résidant à Xochitepec dans l’Etat de Morelos, aller au Consulat de France à Mexico représente un aller et retour qui représente parfois 6 h de route, trés fatigant et angoissant à mon age. J’ai essayé de le faire faire à la mairie de ma commune mais cela n’a pas marché.
    A noter qu’en France ce certificat n’est pas demandé. Ne serait-il pas suffisant d’envoyer un document de la vie courante prouvant que vous etes toujours en vie ?
    2 – Pour ce meme certificat, il est impossible de le faire faire en France lorsque je m’y rends. A la mairie de Perpignan, ils peuvent étabir un certificat pour les étrangers qui vivent en France, mais pas pour les français qui vivent á l’ètranger. C’est la loi, me disent-ils. Il en résulte un arret du versement de ma pension temporairement pour plusieurs mois parfois. En effet, j’ai du me faire opérer à plusieurs reprises en France.
    Compte tenu de ces problèmes évoqués, une simplification de la fourniture de ce certificat de vie serait le bienvenu:
    Avec mes remerciements pour les efforts que vous apporterez dans le cadre de votre mandat à la solution de ce problème, je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes salutations distinguées.

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