27ᵉ session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger

Du 2 au 6 octobre, l’Assemblée des Français de l’étranger s’est tenue à Paris avec la présence des élus et conseillers consulaires, des députées et sénateurs représentant les français de l’étranger ainsi que des représentants et des membres du Gouvernement.

J’ai profité de cette occasion pour aller rencontrer et échanger avec nos conseillers consulaires ainsi que les autres députés et sénateurs sur les sujets qui nous préoccupent le plus : sécurité, fiscalité, éducation, démarches consulaires. Je suis ravie de voir qu’il y a un vrai travail en équipe qui s’installe avec des synergies entre les différentes circonscriptions et le Gouvernement, ce qui permettra à terme de trouver des solutions et des réponses concrètes aux problèmes de nos concitoyens à l’étranger.

Pour la première fois, le Président de la République s’est adressé à l’Assemblée des Français de l’étranger, ce qui marque clairement l’engagement du Gouvernement à faire avancer les sujets qui sont les nôtres.

Lors de son discours, le Président de la République a rappelé l’importance qu’il porte aux français de l’étranger comme partenaires indispensables à la transformation de la France. Il a évoqué les grands chantiers qui ont été lancés sur la réforme de l’Europe, du travail, de l’éducation et de la formation professionnelle. Il s’est, par ailleurs, exprimé sur les préoccupations actuelles des Français de l’Etranger et a proposé des solutions concrètes pour y répondre.

Éducation française à l’étranger

Le réseau éducatif des français à l’étranger permet à nos concitoyens de conserver des liens forts avec la France et de diffuser notre culture auprès du public local. Cela doit être une priorité pour nous ainsi que pour le Gouvernement, tant pour soutenir et accompagner les français de l’étranger, que de par sa contribution à renforcer le rayonnement et la promotion de la francophonie à l’étranger. Le Président de la République s’est engagé à conserver les crédits budgétaires pour l’AEFE et nous a demandé de mener une réflexion dans le but de proposer des solutions innovantes qui permettent le développement du réseau en tenant compte du contexte local et en profitant des opportunités offertes par le numérique.

« Les crédits de l’AEFE seront préservés à partir de 2018, ce qui veut dire à mes yeux pour les deux années consécutives parce qu’il faut de la visibilité pour développer une stratégie et parce que le défi est un défi tant en termes de crédit que parfois en termes de réorientation qualitative du réseau et on ne peut pas de manière crédible, comme je l’ai fait et comme je le crois profondément, dire qu’on est pour que la France à  l’étranger accompagne celles et ceux qui vivent et que vous représentez et dire que l’un des enjeux fondamentaux de notre bataille, c’est la francophonie et ne pas s’en donner les moyens ! »

Modernisation des démarches consulaires

La France possède un des réseaux diplomatiques les plus grands et performants du monde, il faut profiter de cet atout pour accompagner efficacement nos citoyens résidant à l’étranger. Le chantier de la modernisation de l’action consulaire est en cours mais nous devons nous y investir pleinement, en termes humains et budgétaires, afin de répondre efficacement aux besoins et aux préoccupations de nos concitoyens. Je partage avec le Président de la République, l’urgence de mener une réflexion commune sur l’évolution et l’adaptation de notre réseau consulaire. Il nous faut innover pour simplifier les démarches et offrir des services dynamiques et adaptés.  Une mission parlementaire sur la modernisation de l’action consulaire sera lancée et je m’engage à en faire partie.

« Une administration moderne, c’est une administration qui accompagne l’ensemble du parcours des expatriés au moment où ils quittent l’Hexagone pour rejoindre le pays de leur destination, dans les différentes phases de leur expatriation en évitant là aussi toutes les ruptures et qui accompagne également l’expatriation jusqu’au retour. »

Vote électronique

Rétablir le vote électronique est une priorité pour moi et pour mes collègues. Nous devons être en mesure de proposer un système efficace et sécurisé pour nos concitoyens à l’étranger. Cette urgence doit s’accompagner d’un d’une relance active de de la vie démocratique et la participation citoyenne dans nos circonscriptions. Les français de l’étranger doivent être en mesure de participer et de s’engager à la politique nationale au même niveau que les résidents en métropole.

  « Si nous ne sommes pas en capacité pour les prochaines élections de nous organiser pour avoir un système de vote étanche à toute attaque, ça ne s’appelle plus la France, notre pays ! qui puisse être utilisée lors des prochaines élections consulaires de 2020 et sur cette base, toutes les améliorations qui seraient indispensables puissent être conduites pour que lors des législatives de 2022, il n’y ait plus aucun débat. »

Réserve parlementaire

Lors de l’étude du texte sur la confiance dans la vie politique, je me suis engagée à éliminer la réserve parlementaire, puisque je crois fermement que cette pratique ne correspond pas au rôle constitutionnel du député et peut laisser place, dans certaines conditions, à des dérives clientélistes. Mais, je crois tout autant que la vie associative a besoin d’un soutien financier public pour se développer. C’est donc une réflexion commune qu’il faut entreprendre afin de mettre en place un dispositif qui remplace la réserve parlementaire permettant d’accompagner le tissu associatif des français à l’étranger, sans laisser de côté notre objectif de moralisation de la vie politique. Nous avons commencé les travaux dans ce sens auprès des équipes du Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères.

 

L’assemblée des français de l’étranger (AFE)

L’AFE est une assemblée composée de 90 conseillers élus pour 6 ans au suffrage universel indirect dans 15 circonscriptions couvrant le monde entier. Son président est élu par et parmi ses membres. Cette assemblée est la porte-parole des français de l’étranger et le défenseur de leurs droits et intérêts. L’assemblée est l’interlocuteur du gouvernement sur la situation des Français établis hors de France et les politiques conduites à leur égard.

L’Assemblée des Français de l’étranger se réunit au moins deux fois par an en session plénière et est organisé en 6 commissions thématiques :

  • Finance, budget et fiscalité
  • Commerce extérieur, développement durable, emploi et formation
  • Enseignement, affaires culturelles, audiovisuel extérieur, francophonie
  • Lois, règlements et affaires consulaires
  • Sécurité et protection des personnes et des biens
  • Affaires sociales et anciens combattants

Notre circonscription est représentée par 6 élus au sein de l’AFE :

Pour plus d’informations :

 

Paula Forteza et Mauricio Mejia

Cet article a 3 commentaires

  1. Bonjour,

    Merci pour votre lettre électronique.

    En ce qui concerne l’AFE : 7 élus dont 6 au Brésil.
    Quid du pérou et des pays andins ?

    Quand pensez-vous venir à Lima ?

    Salutations,
    Frederic Barraud

  2. Vous dites qui vous voyez, qui vous rencontrez, que vous entendez les questions des français de l’Etranger mais vous ne signalez jamais vos conclusions après vos rencontres. vous n’êtes pas pour l’instant notre député mais le représentant de commerce de Monsieur Macron. Fermeture des consulats, suppression des budgets culturels dans les Alliances Françaises etc…
    C’est là votre conception d’un représentant du peuple?

  3. Vous conviendrez que le titre de la rubrique : VOUS DEVRIEZ ÉGALEMENT AIMER qui ne parle que de catastrophes dans sa rubrique EST PUTÔT MAL CHOISI. Il me fait plus penser aux propositions de la FNAC qu’à un site politique.
    Excusez ma remarque mais je suis sensible à l’Usage des mots et à leur sens, c’est pourquoi d’ailleurs je ne pardonnerai jamais au PDG de l’entreprise France qui se veut Président de tous les français, le Terme de Fainéant et autres vulgarités dont il aime visiblement l’usage.

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